Le deuxième confinement mis en place pour lutter contre la pandémie a également eu des conséquences auprès de la cellule Personnes Disparues de la police fédérale.Pratiquement aucun dossier de personnes disparues en lien avec la crise du coronavirus et l'isolement imposé n'a été signalé lors du premier "lockdown", mais la situation a désormais radicalement changé avec des dizaines de cas de disparition, écrivent jeudi De Standaard, Het Nieuwsblad et Gazet van Antwerpen, confirmant les informations de la Dernière Heure publiées mercredi. Cela concerne principalement des personnes âgées qui vivent seules. Le cadre très strict du premier confinement, avec une limitation de la plupart des déplacements, explique probablement l'absence de nouveaux dossiers lors de la première partie de l'année, expliquent les journaux. "Dans les maisons de repos, la situation est restée plus ou moins la même. Les résidents doivent rester au sein de l'établissement. Mais c'est différent pour les personnes âgées qui vivent seules à la maison. Elles peuvent maintenant quitter leur habitation. Il y a un risque qu'elles rencontrent des problèmes en cette période de l'année plus sombre et plus froide, sans que personne ne s'en aperçoive", ajoute Alain Remue, chef de service de la cellule. Il invite la population à prendre soin de toutes les personnes qui vivent seules. "Hormis les enfants, aucune catégorie d'âge n'est épargnée par l'impact du coronavirus, selon nos dossiers. Dans notre travail, nous percevons que le deuxième confinement a concerné beaucoup de gens de tous les âges." (Belga)