Le Premier ministre, Alexander De Croo, a appelé jeudi au "calme et à la prudence" devant l'évolution de l'épidémie et l'apparition de variants. "La situation est très délicate", a-t-il averti jeudi à la Chambre.Le chef du gouvernement a été interrogé sur la situation des jeunes confrontés à la rigueur des mesures sanitaires. "L'heure est à l'extrême urgence de la détresse psychologique et financière de tous ces jeunes", a souligné Sophie Rohonyi (DéFI). "La jeunesse souffre et sa souffrance devient intolérable", a renchéri Guillaume Defossé (Ecolo-Groen) tandis que Patrick Prévot (PS) appelait à donner aux jeunes des "réponses concrètes". Le gouvernement fédéral a avalisé mercredi les mesures décidées par les gouvernements des Communautés. Pourtant, à entendre l'opposition, elles sont "totalement insuffisantes". La "détresse" de nombreux jeunes a été discutée lors du dernier comité de concertation mais il n'y "a pas de solution parfaite", a souligné M. De Croo. La Belgique est aujourd'hui dans une situation "avantageuse" par rapport à la progression du virus et de ses variants. "Prendre des mesures pour garder cette situation est un choix judicieux". La communication dans les médias s'échauffe ces derniers jours. "Tous, et pas seulement les politiques, nous devons nous limiter à ce qui repose sur des faits. La situation dans notre pays n'est pas aussi difficile que dans beaucoup d'autres pays qui nous entourent. Le calme et la prudence nous aideront à conserver cette situation", a expliqué M. De Croo. Un nouveau comité de concertation aura lieu le 5 février. La situation des professions de contact (coiffeurs et autres) sera examinée en vue d'une éventuelle réouverture le 13 février. Mais elle n'aura lieu au plus tôt à cette date que si les chiffres s'améliorent, a rappelé le Premier ministre. (Belga)