Les syndicats de la société flamande de transports en commun De Lijn ont décidé de retirer de la table des négociations leur propre proposition pour organiser le service minimum en cas de grève. "La ministre de la Mobilité a malheureusement fait une fuite en avant en décembre avec sa propre proposition", a indiqué lundi Stan Reusen du syndicat ACOD. "Il n'y a pas de raison de consacrer plus de temps et d'énergie à notre propre proposition qui ne trouvera de toute façon pas de majorité au parlement."L'ACV espère de son côté pouvoir conclure de meilleurs accords dans les négociations avec De Lijn concernant la mise en œuvre pratique du décret. "La ministre nous a clairement indiqué qu'il y avait peu de place pour la négociation: son texte est un minimum", ajoute Jo Van der Herten, membre de l'ACV. "Aucune proposition ne sera soutenue par les syndicats et la direction. Mais nous espérons pouvoir discuter avec De Lijn pour négocier de meilleures conditions au niveau de l'entreprise, la ministre ne peut pas l'interdire." L'intention est d'introduire le service garanti d'ici l'été, selon les syndicats. L'avant-projet de décret prévoit un service minimum en cas de grève, similaire à celui prévu à la SNCB. Une offre de transport adaptée sera proposée les jours de grève, en tenant compte des effectifs disponibles. Les employés devront préciser s'ils comptent travailler ou non 72 heures avant le début du mouvement social. Ceux qui ne respectent pas les règles pourront être sanctionnés. (Belga)