Les casseurs étaient organisés et une nouvelle stratégie devra être réfléchie pour identifier ces mouvements, ont affirmé dimanche matin le chef de corps de la police de Liège et le bourgmestre Willy Demeyer lors d'une conférence de presse à l'hôtel de ville de Liège sur les violences survenues la veille.Selon le chef de corps de la police de Liège Christian Beaupère, il s'agissait d'un mouvement organisé et prévu. "Nous avons ressenti une organisation car ils ont surgi en quelques minutes et dans la manière de procéder, on voit que ce n'est pas un coup d'essai. Ces 200 à 300 personnes ne sont pas uniquement des Liégeois, il y a des Bruxellois et des gens qui viennent de la périphérie liégeoise, " a-t-il expliqué. Face à ce phénomène, le bourgmestre de Liège Willy Demeyer a expliqué que la ville allait devoir changer sa manière de surveiller et d'anticiper ce genre d'organisation sur les réseaux sociaux."Nous allons devoir nous adapter aux situations, notamment avec les réseaux sociaux. Notre stratégie doit être revue", a-t-il dit. La publication de vidéos d'interventions de la police est un autre phénomène de plus en plus répandu. A ce sujet, quelques centaines de Bodycam ont déjà été commandées et les agents d'intervention de la zone de police de Liège devraient en être équipés dans les prochaines semaines. Ces petites caméras permettront, tant pour le citoyen que pour le policier, de filmer et d'écouter les interventions. Un phénomène encore nouveau que Willy Demeyer souhaite désormais prendre en compte. "Lorsque des vidéos d'interventions sont publiées sur les réseaux sociaux, la police se trouve en infériorité car elle ne peut pas communiquer sur le dossier en raison du secret de l'instruction. Nous allons travailler avec la police pour améliorer la formation des policiers", a expliqué le bourgmestre. Le but sera notamment de mieux préparer les policiers à réagir lorsqu'une personne filme une intervention. (Belga)