Les élèves inscrits au sein des sections aides-soignants, aides-familiales, puériculture, aspirants en nursing et infirmiers hospitaliers de l'enseignement secondaire pourront participer au soutien des secteurs de l'aide à domicile et des personnes présentant un handicap, a indiqué dimanche la ministre de l'Enseignement obligatoire Caroline Désir. "En effet, outre les établissements de soins de santé, les secteurs de l'aide à domicile et des personnes présentant un handicap subissent aussi un déficit en personnel chargé d'assurer le suivi et les soins des différents patients. Par le biais d'une réorganisation des horaires des stages et d'un encadrement adapté de la part des enseignants, nous pourrons ensemble et solidairement apporter le soutien demandé", selon la ministre. Elle et sa collègue de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny ont lancé une charte qui doit aussi garantir la continuité des stages de près de 30.000 étudiants infirmiers, paramédicaux et médecins dans des conditions de sécurité et d'accompagnement optimales. Les établissements d'enseignement supérieur et les établissements de soins liés par cette charte devront fournir du matériel de protection et des tenues de travail aux stagiaires et enseignants dans les mêmes conditions que pour le personnel soignant de l'institution d'accueil. Des garanties sont apportées aussi en termes de qualité d'accompagnement des stagiaires, de flexibilité des plages horaires, de formation aux règles d'hygiène, etc. La charte appelle à nouveau les établissements d'enseignement obligatoire, supérieur et de la promotion sociale - comme c'était déjà le cas par courrier envoyé le 26 octobre dernier - à encourager les étudiants de 3e année, 3e année complémentaire et de 4e année de spécialisation ainsi que leurs professeurs qui le peuvent à venir renforcer la première ligne. Ces heures de travail pourraient être reconnues par les jurys comme heures de stage réglementaires si un dossier validé par l'employeur garantit l'adéquation entre la nature des tâches effectuées durant le travail et celles prévues par le programme d'études de l'étudiant ou les différentes législations en vigueur. Enfin, le document encourage à nouveau la mobilisation d'étudiants volontaires par l'intermédiaire des plateformes existantes, dont celles mises en place par l'AVIQ en Région wallonne et IRISCARE en Région bruxelloise. (Belga)