Des héritiers de banquiers cubains poursuivent la Société Générale à Miami

Publié le à MIAMI (USA)

Les héritiers des propriétaires de ce qui fut l'une des plus grandes banques cubaines, nationalisée par le régime communiste de Fidel Castro, ont engagé des poursuites à Miami contre la banque française Société Générale, invoquant la loi Helms-Burton pour demander des réparations de près de 800 millions de dollars.Les héritiers de Carlos Nunez et de Pura Galves, les anciens propriétaires de Banco Nunez, qui était la deuxième banque du pays avant la révolution, demandent 792 millions de dollars à la banque française, arguant qu'elle a tiré des bénéfices de 1,340 milliard de dollars de ses transactions avec la Banco Nacional de Cuba (BNC), selon la plainte. La BNC est l'entité dans laquelle ont été regroupées les activités de Banco Nunez ainsi que celles de nombreuses autres banques présentes sur l'île et dont les actifs ont été nationalisés en 1959. Interrogée à Paris, Société Générale a refusé de commenter. Selon les héritiers, les relations entre la Société Générale et la BNC tombent sous le coup l'article III de la loi américaine Helms-Burton, qui ouvre la voie aux demandes de réparation des Cubains exilés aux Etats-Unis après la révolution de 1959. Depuis 1996 et pour éviter des frictions avec de nombreux alliés, les administrations américaines successives se sont gardées d'invoquer cet article, qui permet à des citoyens américains mais aussi des Cubains qui n'étaient pas citoyens américains du temps de l'expropriation de porter plainte aux Etats-Unis contre des personnes ou des entités accusées de "trafic" dans ces biens confisqués. Donald Trump a en revanche donné le feu vert à son application au mois de mai. (Belga)
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