Une cinquantaine de personnes se sont présentées lundi aux abords de la Grand-Place de Bruxelles où se tenait le conseil communal de Bruxelles. Elles entendaient manifester leur mauvaise humeur face au refus des autorités de la Ville de leur accorder une interpellation du bourgmestre Philippe Close à propos de l'intervention, selon elles, trop musclée des forces de l'ordre lors de la manifestation du 13 septembre dernier.Celle-ci avait été organisée par le mouvement "Santé en lutte" pour exiger notamment un refinancement du secteur et une amélioration des conditions de travail pour le personnel. Lundi, la police était présente en nombre à proximité de la Grand-Place pour empêcher les manifestants du jour d'y mener l'action qu'ils avaient programmée et qui y avait été interdite. Ceux-ci se sont pas conséquent présentés rue de l'Amigo, au pied de la salle du conseil où n'avait pris place qu'une poignée de membres du collège et du conseil, Covid-19 oblige. Au cours de la manifestation du 13 septembre dernier, trente-cinq personnes avaient été interpellées dans la foulée de la manifestation, selon le porte-parole de la police, Olivier Slosse. Les forces de l'ordre avaient procédé à trois arrestations judiciaires et à trente-deux arrestations administratives. Après la dislocation de la manifestation, qui avait drainé plus de 4.000 personnes dans le centre de Bruxelles, un certain nombre de manifestants avaient refusé d'obtempérer aux injonctions policières. "Plusieurs petits groupes ont tenté de relancer le cortège", avait alors précisé le porte-parole de la police. Cela avait conduit à "des incidents mineurs, sans gravité". Celui-ci avait alors concédé que les forces de l'ordre avaient "dû intervenir plus fermement dans la rue de la Régence, où 32 personnes ont fait l'objet d'une arrestation administrative et trois d'une arrestation judiciaire en raison de leur résistance". La police a également barré le passage à des manifestants sur le Mont des Arts et la place Albertine à l'aide de canons à eau. Les personnes présentes lundi estiment que l'intervention policière relève de la brutalité et d'une violence tolérée par les autorités politiques. Elles souhaitent que les élus prennent leurs responsabilités pour la condamner. (Belga)