"Laissez nous travailler": des milliers de professionnels de l'hôtellerie-restauration se sont rassemblés à Paris lundi, à l'appel d'une dizaine d'organisations du secteur, pour demander la réouverture de leurs établissements.Restaurateurs, hôteliers, grossistes, rejoints par quelques patrons de discothèque, se sont retrouvés place des Invalides, pour témoigner "de la détresse" de "toute une filière", a expliqué à l'AFP Hervé Becam, vice-président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, principal syndicat des métiers de l'hôtellerie-restauration. Les manifestants ont réclamé des aides supplémentaires, mais surtout le droit de reprendre leur activité, alors que la réouverture des restaurants et cafés n'est pour l'instant prévue que le 20 janvier en France, en fonction des conditions sanitaires, et que les discothèques ne savent toujours pas quand elles pourront à nouveau accueillir leurs clients. Selon un sondage effectué en novembre par son organisation, 30% des entreprises de l'hôtellerie-restauration disent envisager de déposer le bilan. Les entreprises fermées administrativement ont désormais le choix entre une aide mensuelle allant jusqu'à 10.000 euros, ou une indemnisation pouvant atteindre 20% du chiffre d'affaires mensuel, plafonnée à 200.000 euros. Les entreprises des secteurs du tourisme, de l'hôtellerie-restauration et des cafés, de l'évènementiel, du sport et de la culture qui ne sont pas fermées, mais qui ont perdu au moins 50% de leur chiffre d'affaires, peuvent bénéficier d'une aide jusqu'à 10.000 euros, ou d'une indemnisation allant jusqu'à 15% du chiffre d'affaire mensuel, via le fonds de solidarité, pouvant être portée à 20% du chiffre d'affaires pour les entreprises de ce secteur qui ont perdu 70% de leur chiffre d'affaires. Le dispositif de chômage partiel a aussi été prolongé au moins jusqu'à fin janvier. (Belga)