Une vingtaine de centres de recherche et entreprises belges annoncent mardi matin un accord pour plus de transparence sur l'expérimentation animale. Les signataires, parmi lesquels figurent majoritairement des universités mais aussi GSK, Janssen Pharmaceutical ou Ablynx, s'engagent à communiquer plus ouvertement lorsqu'ils effectuent des tests scientifiques sur les animaux. Aux yeux des centres de recherche et des entreprises, même si des solutions de remplacement sont recherchées, l'expérimentation animale reste parfois nécessaire, à "certains stades de la recherche" fondamentale. Lorsqu'ils décident d'utiliser des animaux de laboratoire, ils doivent toutefois respecter des réglementations strictes. "Avant toute expérience sur les animaux, une évaluation éthique rigoureuse est toujours faite", expliquent les chercheurs dans leur communiqué. On vérifie alors ce que la recherche pourra révéler et si les animaux sont réellement nécessaires. Avec l'Association européenne de recherche sur les animaux (EARA) et sous la direction du Conseil belge pour la recherche animale (BCLAS), les signataires ont élaboré quatre engagements auxquels ils doivent se tenir. Il s'agit de clarifier la manière dont les animaux sont utilisés, de mieux communiquer avec la presse et le public, de familiariser le "grand public" à la recherche sur les animaux de laboratoire et les réglementations (par exemple, avec des journées portes ouvertes) et de "rendre compte annuellement de l'impact de notre communication" ainsi que "partager nos expériences". En résumé, le but est que les informations soient à disposition des citoyens afin qu'ils puissent comprendre pourquoi des animaux sont encore utilisés pour des expérimentations. Ablynx, GSK, Ilvo, UCB, Orsi Academy, Janssen Pharmaceutical, l'UCLouvain, l'ULB, l'ULiège, l'UMons, l'UNamur, la KU Leuven, la VUB, l'UAntwerpen, l'UGent, l'UHasselt, reMynd et le VIB ont signé cet accord. (Belga)