Emmanuel Macron a déclaré lundi à Varsovie que les intérêts des autres pays européens seraient pris en compte dans le discours qu'il prononcera vendredi pour redéfinir la doctrine de dissuasion nucléaire de la France. Après la sortie du Royaume-Uni, la France est désormais le seul des 27 pays de l'Union européenne à être doté de l'arme atomique. "Sur la question nucléaire, il m'appartient de définir les intérêts vitaux et j'aurai l'occasion de revenir très longuement sur ce point dans le discours que j'aurai à prononcer", a déclaré le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse au premier jour de sa visite en Pologne. Emmanuel Macron doit s'exprimer vendredi matin sur "la stratégie de défense et de dissuasion" devant les stagiaires de la 27e promotion de l'Ecole de guerre à Paris, selon l'Elysée. "Je veux dire clairement, qu'à mes yeux, les intérêts de nos partenaires européens sont toujours pris en compte. Je reviendrai précisément sur la doctrine, mais aussi sur les procédures et modalités que je souhaite proposer sur ce sujet dans les prochains mois à nos partenaires dès vendredi", a-t-il ajouté à Varsovie. Un responsable des conservateurs allemands d'Angela Merkel a plaidé lundi pour que l'UE dispose à l'avenir de sa propre force de dissuasion nucléaire, suggérant une mise en commun de l'arsenal atomique français. (Belga)