Dries Devenyns n'a pas trop souvent l'occasion de savourer des victoires. A 36 ans, le Louvaniste a décroché son 7e succès professionnel dimanche à l'occasion de la Cadel Evans Great Ocean Road Race, sa première en WorldTour et qui est aussi la première pour la Belgique cette saison en WorldTour. Il s'agit aussi de la 750e victoire officielle de la formation Quick Step créée en 2003. Solide et fidèle équipier, Devenyns n'est pas un vainqueur prolifique. En 2009, lors de sa première année chez Quick Step, il a remporté une étape du Tour d'Autriche, après quoi il a dû attendre sept ans pour sa victoire suivante. Il s'agissait du GP La Marseillaise en janvier 2016. Quatre autres victoires ont suivi cette année-là : une étape et la victoire finale du Tour de Belgique, une étape et la victoire finale du Tour de Wallonie. "C'est un jour très spécial pour moi", a-t-il confié" sur le site de son équipe Deceuninck-Quick Step. "J'aime beaucoup cette course, j'adore les courses en Australie et je me sens toujours bien ici. Que je puisse maintenant savourer un succès après quelques bons résultats dans le passé (4e en 2018, NDLR) me fait vraiment plaisir. Ce n'est pas seulement la victoire qui me rend heureux, mais aussi le fait que j'écrive une page d'histoire pour l'équipe qui la rend spéciale : la 750e victoire officielle depuis la création de l'équipe en 2003". "C'était vraiment une course agressive dès le départ", a-t-il déclaré. "Le peloton s'est divisé au début et j'étais à l'arrière. Je suis resté calme, il était encore tôt et je savais qu'il y aurait un regroupement. C'est arrivé et à deux tours de la fin, il s'est cassé à nouveau et j'étais devant. Là, j'étais en infériorité numérique, en tant que seul coureur de l'équipe. Mitchelton-Scott avait cinq coureurs dans le premier groupe et l'équipe Ineos en avait deux. Mais j'avais de bonnes jambes et confiance en moi. Oui, c'est allé vite dans cette montée, mais je suis resté devant et quand Sivakov a attaqué, j'ai sauté dans sa roue et j'ai donné tout ce que j'avais en moi. Je n'étais pas sûr de gagner, car je ne connaissais pas la vitesse Sivakov au sprint. Heureusement, j'avais encore quelque chose dans les jambes et j'ai remporté la victoire". (Belga)