Le ministre-président wallon, Elio Di Rupo, a défendu les mérites de la vaccination anti-Covid19, lundi lors du lancement de la phase-pilote en Wallonie, confirmant qu'il se ferait vacciner lui aussi le moment venu."Nous vivons une situation épouvantable depuis des mois", a rappelé Elio Di Rupo (PS). "Elle est épouvantable sur le plan médical, avec non seulement les hospitalisations, les personnes en soins intensifs, le nombre de morts. D'une manière générale, nous vivons tous dans un système qui ne nous permet par d'être épanouis dans la société. Tout est contrainte. Certains le supportent. D'autres ont d'énormes problèmes d'ordre psychologique dont on ne parle pas assez", a-t-il commenté à la résidence pour personnes âgées la "Bonne Maison de Bouzanton" à Mons, où la première vaccination de Wallonie a eu lieu. Elio Di Rupo a salué le travail des scientifiques internationaux. "Le fait que, très rapidement, les laboratoires internationaux aient mis au point des vaccins, c'est une bonne nouvelle. Les experts diront que c'est une avancée majeure mais j'entends parfois des gens dire: 'sommes-nous à 100% sûrs de ces vaccins'? Je dirais que 100% sûrs, ça n'existe pas. Le vaccin ne résout pas tout mais il va résoudre 90 à 95% des situations et c'est remarquable. Le fait que l'on ait choisi une personne de 102 ans, la première vaccinée en Wallonie, c'est un signe d'espoir. Nous allons continuer à mettre en route toute la logistique qui va permettre la vaccination sur l'ensemble de la région." Le ministre-président wallon a souligné la nécessité de se faire vacciner. "Les vaccins sont une des découvertes médicales les plus importantes. C'est ce qui nous protège le plus contre une certain nombre de maladies graves. Des personnes disent 'non' aujourd'hui au vaccin contre le covid-19, et c'est leur droit. Mais elles doivent savoir que si, quand elles étaient enfants, on ne les avait pas vaccinées contre une série de maladies, elles ne seraient vraisemblablement plus là aujourd'hui pour dire 'non' au vaccin. Grâce aux vaccins, la population humaine peut mieux vivre qu'il y a une centaine d'années." Pour Elio Di Rupo, l'objectif est de vacciner un maximum de personnes, progressivement. "Il y aura plusieurs séquences dans la vaccination. On commence par les maisons de repos, les résidents et le personnel, ensuite tout le système médical et hospitalier. Après cela, on commencera par les tranches d'âge dans la population, à partir des plus âgés. Dès que je serai concerné, je me ferai vacciner. Cette progression prendra le temps nécessaire. Si on veut vacciner 70% de la population belge, cela représente beaucoup de millions de personnes et cela prendra plusieurs mois. Mais le grand changement, c'est qu'avec le vaccin, on a un espoir de maîtriser -je ne dis pas d'annuler- le virus et donc, de reprendre une vie, je ne dirais pas normale, car la vie d'hier ne sera pas la vie de demain, mais en tout cas une vie beaucoup plus normale qu'aujourd'hui." (Belga)