"Le bricolage, c'est fini! Après un an de pandémie, il est temps de passer à un mécanisme global d'aides à tous les secteurs touchés", estime mercredi le chef de groupe du cdH au parlement wallon, François Desquesnes.Les humanistes ont déposé une proposition de résolution à cet effet. Leur texte - qui vise la mise en place d'une "indemnité raclette afin de n'oublier personne" - sera pris en considération mercredi après-midi en séance plénière. "À coups d'arrêtés ministériels à destination d'un secteur ou d'un autre, en fonction d'une liste étriquée de codes NACE, qui n'ont pas de fondement juridique en droit wallon et en fonction du vent du moment, le gouvernement régional a adopté depuis un an une série de 12 indemnités qui ont créé des disparités entre les secteurs", déplore le cdH. "Certains secteurs ont été partiellement soutenus par des aides wallonnes; d'autres ont bénéficié d'aides totalement insuffisantes par rapport à la réalité de leur activité, et d'autres encore, ont carrément été oubliés", poursuit le parti en pointant également une différence de traitement entre la Flandre et la Wallonie. "Cette différence de traitement entre les entités du pays est inadmissible. Les indépendants et PME paient les mêmes taux de TVA, les mêmes taux d'Impôts des sociétés ou d'Impôts des personnes physiques, les mêmes taux de cotisations en tant qu'indépendants. Il est grand temps de rétablir les mêmes aides à chacun", estime François Desquesnes. Pour y parvenir, le cdH propose une aide, similaire à celle que le gouvernement flamand vient d'adopter, visant à soutenir les entreprises enregistrant une forte baisse de leur chiffre d'affaires en 2020 à la suite des mesures de lutte contre le coronavirus, et ce quel que soit leur domaine d'activités. Concrètement, ce mécanisme passerait par l'octroi d'une aide aux entreprises en fonction de la perte de leur chiffre d'affaires, calculée par trimestre, avec un maximum de 15% de ce montant. Cette indemnité devrait toutefois être justifiée par des frais fixes et plafonnée à un maximum déterminé en fonction du nombre d'équivalents temps plein. Parallèlement, les humanistes appellent également à la mise en place d'un mécanisme assurantiel pour les acteurs des secteurs événementiel et culturel, à l'instar de ce qui existe également au nord du pays. "En Flandre, si un évènement a été prévu à une certaine période mais que pour des raisons indépendantes de sa volonté (mesures décrétées par les autorités suite à l'évolution de la pandémie de covid), l'organisateur est obligé de l'annuler, la Région se porte garante du remboursement d'une partie des frais encourus, jusqu'à un certain pourcentage des frais et avec un plafond d'intervention", explique encore le cdH. "Si un tel mécanisme n'a pas de sens aujourd'hui que ces secteurs sont fermés, il trouvera en revanche toute sa pertinence dans le cadre de la relance post-covid, ajoute le parti. "N'attendons pas le déconfinement pour prendre de telles mesures. Anticipons! C'est aujourd'hui que nous devons adopter ces mécanismes et que le gouvernement, qui a sous-estimé la complexité du monde de l'entreprise, doit revoir sa copie", conclut François Desquesnes. (Belga)