Les différents niveaux de pouvoir se renvoient la balle pour expliquer qu'aucune amende n'ait encore été dressée à des voyageurs qui ne se sont pas fait tester au coronavirus à leur retour, rapporte De Standaard mardi.Ni la police fédérale, qui recueille aussi les statistiques des polices locales, ni le collège des procureurs généraux, ni Karine Moykens, présidente du comité interfédéral Tes­ting & Tracing, n'ont connaissance d'amendes qui auraient été infligées. Pourtant, plusieurs dizaines de milliers de Belges revenus en janvier de zones rouges à l'étranger ne se sont pas soumis au test obligatoire aux jours 1 et 7 de leur retour en Belgique, avait-on appris ce week-end. Cette infraction est passible d'une amende de 250 euros dans le cadre d'une proposition de transaction. Les personnes ayant été en contact avec une personne à haut risque doivent aussi se faire tester. L'automaticité de la sanction, envisageable via le formulaire de localisation du passager (PLF) et le code SMS destiné à se faire tester, n'est donc toujours pas d'actualité. "Un groupe de travail se penche sur le dossier", commentait-on au cabinet du ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open Vld). Pour Mme Moykens, c'est tout sauf évident. Il se peut que des voyageurs concernés se soient bien fait tester, mais pas sur base du code SMS. Les pouvoirs locaux disent quant à eux n'avoir aucune information sur les personnes qui ne se seraient pas fait tester. (Belga)