Le gouvernement flamand a prévu dans son plan de relance de 4,3 milliards d'euros une enveloppe de 125 millions pour la recherche et l'innovation sur l'hydrogène, l'un des fers de lance de l'avenir énergétique de l'UE pour tous les secteurs qui ne se prêtent pas à l'électrification, a annoncé vendredi la ministre régionale de l'Économie, Hilde Crevits.L'hydrogène peut servir de matière première, de carburant et de solution de stockage d'énergie. Son utilisation ne génère pas d'émissions de CO2 et ne pollue pas l'atmosphère, mais sa production nécessite encore trop souvent de l'énergie fossile. Dans son objectif de neutralité climatique pour 2050, la Commission européenne a présenté en juillet dernier une stratégie pour développer une production d'hydrogène plus propre. En Flandre, la quasi-totalité de la production d'hydrogène requiert encore de l'énergie fossile, générant ainsi un hydrogène qualifié de "gris". La production d'hydrogène "vert" (ou "propre") coûte cinq fois plus cher, selon Mme Crevits (CD&V). Pour y parvenir, la Flandre passera - comme la stratégie de la Commission le prévoit - par l'hydrogène "bleu": la production reste d'origine fossile, mais le CO2 dégagé est en très grande partie capturé. Les plus grands débouchés de l'hydrogène pour la Flandre se trouvent dans les industries chimique et sidérurgique, selon Mme Crevits. Leurs émissions de CO2 peuvent même être captées et réutilisées dans la production d'hydrogène, puis servir au verdissement du fret routier, maritime ou aérien. (Belga)