Il y avait encore fin décembre 10.442 détenus dans les prisons belges, soit environ 450 de moins qu'il y a un an, selon les derniers chiffres des établissements pénitentiaires. En raison de la pandémie, de nombreuses personnes incarcérées ont vu leur libération anticipée.La surpopulation carcérale en Belgique est un problème de longue date. En principe, les 35 établissements pénitentiaires du pays peuvent accueillir 9.300 personnes. L'ancien ministre de la Justice Koen Geens a plusieurs fois promis au cours de son mandat de ramener le nombre de détenus sous la barre des 10.000, sans y parvenir. "Le nombre de détenus est stable depuis environ deux ans, autour des 10.500", précise la porte-parole de l'administration pénitentiaire Kathleen Van De Vijver. Selon les dernières données, qui datent du mercredi 23 décembre, 10.442 détenus sont actuellement incarcérés. L'an dernier à la même date, il y en avait 10.903. Depuis octobre, environ 200 personnes ont pu être libérées de manière anticipée; il leur restait moins de six mois de peine à purger. Elles avaient également été deux centaines à bénéficier d'une libération anticipée lors de la première vague de la pandémie. En outre, quelque 500 détenus ont vu leur peine interrompue: ils la termineront une fois la crise sanitaire moins intense. L'administration pénitentiaire estime que les différentes mesures prises pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus dans les prisons ont porté leurs fruits. Depuis le début de la pandémie, 381 détenus ont été testés positifs, soit environ 3,6% des détenus. Aucune donnée concernant des décès n'est communiquée. En cette fin décembre, 27 personnes incarcérées étaient positives. Enfin, 10 détenus le sont dans les sections de déradicalisation de Hasselt (quatre personnes) et de Ittre (six). Ils y sont isolés pour éviter qu'ils radicalisent d'autres personnes. Ces sections particulières existent depuis 2015. (Belga)