Environ 350 personnes du mouvement La Santé en lutte, selon l'estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, ont manifesté vendredi soir à compter de 17h00 rue de la Loi à Bruxelles, en face du siège du gouvernement fédéral, pour réclamer un revirement de la politique de soins. Elles demandent notamment de renforcer le financement de la santé et d'améliorer les conditions de travail afin d'augmenter les effectifs infirmiers.Les manifestants ont occupé une zone délimitée de la rue de la Loi entre le carrefour Arts-Loi et la rue Ducale. La distanciation sociale était peu respectée, mais tous les participants portaient un masque. De grandes banderoles avec les messages "La santé en lutte" et "Santé mutilée - Le Covid pour se réveiller" devançaient le rassemblement. Différents slogans comme "Du blé pour soigner !" étaient également inscrits sur des pancartes. Des soignants ont livré des témoignages. Les manifestants ont lancé leurs blouses de travail en direction du gouvernement fédéral. "On veut clôturer l'année 2020 avec nos revendications de toujours, à commencer par le refinancement des soins de santé de façon structurelle, non pas avec des "mesurettes'", défend Mouna Chouaten, infirmière de bloc opératoire déplacée aux soins intensifs en raison de l'épidémie. "Cette prime de 985 euros brut nous donne l'impression qu'on essaie de nous acheter ou de nous faire taire. C'est de l'argent débloqué mais de manière ponctuelle. Nous, on veut une reconnaissance du métier comme métier lourd, une modification profonde dans l'ADN du métier... Cet arrêté royal de délégation de soins à des gens non qualifiés nous a mis en colère, parce que cela montre comment on nous considère. Des infirmiers il y en a, mais beaucoup ont rendu leurs tabliers, leurs blouses, à cause des conditions de travail et financières." (Belga)