Eurostar aurait frappé à la porte du gouvernement britannique pour obtenir une aide financière d'urgence, écrit jeudi The Guardian. L'opérateur ferroviaire, qui exploite des liaisons à grande vitesse entre Bruxelles et Londres notamment, reconnaît "devoir se battre pour sa survie", selon le journal anglais.La crise sanitaire a paralysé en grande partie le trafic ferroviaire. Actuellement, à peine un train Eurostar par jour relie Bruxelles à Londres et Paris à Londres. Depuis mars, le nombre de passagers s'est effondré de 95%. Un résultat qui tient compte des mois d'été. A l'heure actuelle, l'occupation serait même de moins de un pour cent que ce qu'elle était avant la pandémie, selon The Guardian. Des limitations de voyage sont toujours en vigueur entre le Royaume-Uni et le continent. Toujours selon le journal, le patron d'Eurostar, Jacques Damas, aurait écrit au ministre anglais des Finances, Rishi Sunak, pour demander un soutien financier. Le gouvernement britannique est intervenu pour soutenir les aéroports, également en grandes difficultés, et Eurostar souhaiterait profiter d'une aide semblable. "Les nouveaux tarifs que les compagnies aériennes doivent payer représentent un désavantage concurrentiel direct pour Eurostar", plaide un porte-parole de l'entreprise ferroviaire dans les colonnes du Guardian. Eurostar est majoritairement aux mains de la SNCF (55% du capital) mais la SNCB en est aussi actionnaire, à hauteur de 5%. En mai 2015, le gouvernement britannique a vendu sa participation de 40% à un consortium constitué de deux entreprises: la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et Hermes Infrastructure. (Belga)