Le conseil des ministres a approuvé vendredi une exemption d'un an de six spécialités médicales du quota fédéral, ont annoncé la ministre de la Santé Maggie De Block et le vice-Premier David Clarinval. Il ressort de l'analyse de la Commission de planification de l'Offre médicale que certaines spécialités risquent d'être en pénurie dans le futur: psychiatrie, gériatrie, anatomie pathologique, oncologie médicale, rhumatologie et biologie clinique. Ces spécialités ont été séparées du contingent de numéros Inami pour les étudiants qui termineront leur formation de base en 2026 et commenceront leur spécialisation à ce moment. Les quotas, tels que recommandés par la Commission de planification, ont dès lors été corrigés avec le nombre de médecins recommandé par la commission pour ces spécialités. Cela donne pour résultat un quota fédéral pour 2026 de 1.273 étudiants pour les spécialités non-exclues. Après application de la clé de répartition déterminée par la Cour des comptes, un quota de 514 étudiants est prévu pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, contre 759 pour la Communauté flamande. Du côté francophone, il existe un surplus issu du non respect des quotas. Conformément à la loi sur l'exercice des professions des soins de santé, le quota est donc diminué jusqu'à 505, pour opérer le rattrapage dû. En Communauté flamande, 911 attestations seront octroyées en 2026. Pour les dentistes, le quota pour l'année 2025, donc pour les étudiants qui commenceront leurs études en septembre de cette année, a été fixé à 94 pour la Communauté française et à 138 pour la Communauté flamande. Le gouvernement fédéral souhaite par ailleurs relancer la discussion avec les entités fédérées sur le calcul des quotas de départ, soit le nombre d'étudiants qui peuvent entamer la formation de base après un examen d'entrée. Le contingentement à l'accès aux études de médecine fait l'objet d'une longue controverse politique entre le nord et le sud du pays. "Il appartiendra au prochain gouvernement fédéral de plein exercice de revoir la loi fédérale qui établit les quotas de médecins pour l'ensemble du pays", a expliqué M. Clarinval. "En attendant, nous permettons de faire face aux pénuries annoncées dans différentes spécialités importantes pour le bien-être de la population. Il appartient maintenant aux Communautés de voir comment utiliser au mieux cette possibilité que nous mettons à leur disposition". (Belga)