Facebook s'est engagé mardi à faire plus d'efforts contre les contenus toxiques et haineux, qui lui valent un appel au boycott des annonceurs publicitaires, quelques heures avant une rencontre entre les organisateurs du mouvement et les principaux dirigeants du premier réseau social au monde. Mark Zuckerberg, le fondateur et PDG de Facebook, sera flanqué de sa numéro deux Sheryl Sandberg pour une téléconférence avec les principaux organisateurs de #StopHateForProfit qui a réussi à convaincre plus de 900 entreprises de ne pas acheter de publicité -sa principale source de revenus- sur le réseau pendant le mois de juillet. Le mouvement a été lancé il y a quelques semaines par la principale organisation de défense des droits civiques des Afro-Américains, la NAACP, ainsi que la Anti-Defamation League, qui combat l'antisémitisme ou encore Color of Change, le tout sur fond de manifestations contre le racisme et les violences policières dans tout le pays. Elles réclament que Facebook fasse plus d'efforts pour éliminer les contenus qui promeuvent le racisme, la discrimination et la haine. Mme Sandberg a affirmé que le réseau social s'apprêtait à annoncer des aménagements dans sa politique de publication suite aux discussions avec des défenseurs des droits civiques mais aussi en s'appuyant sur un audit mené en interne. "Nous apportons des changements, pas pour des raisons financières ou sous la pression des entreprises qui font de la publicité, mais parce que c'est la chose à faire", affirme t-elle, ajoutant que Facebook s'évertue depuis des années à réduire la présence de publications haineuses sur le réseau, en guise de réponse aux nombreuses voix qui lui reprochent justement de ne pas avoir fait assez d'efforts dans ce sens. Adidas, Puma, Levis, Coca-Cola, Starbucks, Ford, Unilever (Lipton, Magnum, Dove, etc)...: plus de 900 entreprises ont suspendu leurs achats de pubs sur le réseau social au 1,73 milliard d'utilisateurs quotidiens. (Belga)