Les rassemblements en France contre la proposition de loi "Sécurité globale", combattue depuis novembre par les défenseurs des libertés publiques et les syndicats de journalistes, n'ont pas fait le plein samedi.Sur l'ensemble de la France, les manifestations ont rassemblé 32.770 personnes, selon les chiffres donnés par le ministère de l'Intérieur en soirée. C'est loin de l'affluence de la plus importante journée de mobilisation, le 28 novembre, qui avait rassemblé 500.000 personnes dans le pays selon la coordination, 133.000 selon le gouvernement. "La mobilisation est compliquée avec le Covid mais pour autant, beaucoup estiment qu'il s'agit d'une loi liberticide", a assuré à l'AFP Dominique Besson-Milord, secrétaire départementale du syndicat CGT, à Rennes (Ouest), où 800 personnes se sont rassemblées, selon la préfecture. "C'est le 10e événement, et les gens ne lâchent pas, c'est déjà ça", a voulu retenir Jean Latasse, militant d'Amnesty International à Strasbourg (Est), où 300 personnes étaient présentes selon la police. Dans le viseur des manifestants, le texte sur la "Sécurité globale" présenté cet automne, et notamment son article 24 qui pénalise la diffusion malveillante d'images de membres des forces de l'ordre. Une mesure défendue par le gouvernement pour qui elle vise à protéger les policiers victimes d'appels à la haine et au meurtre sur les réseaux sociaux, mais qui empêcherait selon ses détracteurs de filmer les forces de l'ordre en intervention et de documenter les violences policières. (Belga)