Arrêtée en Suisse dimanche, la mère de la petite Mia, qui avait commandité l'enlèvement de la fillette française âgée de 8 ans, a été extradée vendredi tout comme le ressortissant français l'ayant aidée, a annoncé la justice suisse."Les deux personnes recherchées ont été extradées ce jour" vers la France. "Elles ont été remises aux autorités françaises vers 11H00 (09H00 GMT)", aux postes-frontières de Thônex-Vallard, près de Genève, et de Bâle/Saint-Louis, dans le nord-ouest de la Suisse, a indiqué l'Office fédéral de la Justice (OFJ) dans un courriel envoyé à l'AFP. "Les opérations se sont déroulées sans incident", a-t-il ajouté. Jeudi, l'OFJ avait annoncé que ces deux personnes avaient consenti le 21 avril à leur extradition lors d'une audition effectuée par le Procureur du canton de Fribourg. Mia a été enlevée le 13 avril dans les Vosges, dans l'est de la France, à la demande de sa mère, Lola Montemaggi, par plusieurs hommes alors qu'elle était hébergée chez sa grand-mère maternelle. Sa mère n'avait plus le droit de la voir seule ni de lui parler au téléphone, en vertu d'une décision de justice. Une alerte enlèvement avait rapidement été diffusée et d'importants moyens policiers, en France et dans plusieurs pays frontaliers, ont permis de la retrouver dimanche, saine et sauve, avec sa mère en Suisse, dans un squat de la commune de Sainte-Croix, dans le canton de Vaud, alors qu'elle tentait de gagner la Russie, selon des éléments dévoilés par le procureur de Nancy (est). Elles avaient auparavant transité par Estavayer-le-Lac, dans le canton de Fribourg, et Neuchâtel. La petite fille a pu être remise lundi à sa grand-mère qui en a la garde. En France, les cinq hommes qui ont organisé son kidnapping sont poursuivis pour "enlèvement en bande organisée d'une mineure de (moins de) quinze ans et association de malfaiteurs". Quatre d'entre eux ont été placés en détention. Ils se revendiquent de la mouvance anti-système et, pour enlever la petite fille, avaient présenté à sa grand-mère des papiers falsifiés à en-tête du ministère de la Justice, se faisant passer pour des représentants de la protection de l'enfance. La France a par ailleurs lancé mardi un mandat d'arrêt international à l'encontre d'une figure du mouvement complotiste, Rémy Daillet, résidant en Malaisie, qui aurait contribué à l'organisation de l'enlèvement. La Malaisie n'a pas conclu d'accord d'extradition avec la France mais s'est dite prête à coopérer dans l'enquête. (Belga)