Le Mouvement réformateur a indiqué mardi espérer que le passage d'une mission d'information à celle de "préformation" d'un gouvernement fédéral, confiée le matin-même par le Roi à Rudy Demotte et Geert Bourgeois, marque une réelle "avancée dans les négociations". "La dégradation des paramètres macroéconomiques, les incertitudes autour du Brexit, l'explosion des coûts liés au vieillissement, les attentes en termes de pouvoir d'achat, les aspirations climatiques sont autant d'urgences qui en appellent à notre sens des responsabilités. La situation actuelle d'affaires courantes n'a pas vocation à perdurer. Elle ne permet pas d'apporter une réponse satisfaisante aux défis cités précédemment", rappelle via communiqué Sophie Wilmès, chargée des négociations au niveau fédéral pour le MR. Les libéraux espèrent la formation d'un gouvernement "le plus rapidement possible", et estiment qu'il est "grand temps de rentrer réellement dans le vif du sujet". Si les préformateurs ont bien reçu pour mission de tenter de préparer le terrain en vue de la formation d'un exécutif fédéral, Rudy Demotte et Geert Bourgeois ont pourtant soigneusement évité mardi matin de parler réellement de "négociations" directes, tant les positions des deux partis censés en former l'axe (PS et N-VA) sont éloignées. Geert Bourgeois et Rudy Demotte ont davantage évoqué l'idée de "contacts intensifs", pour "déterminer s'il y a possibilité de débuter des négociations de formation de gouvernement" autour de ces deux formations politiques principales. Koen Geens, qui a indiqué mardi matin qu'il mènerait les discussions pour le CD&V dans l'attente d'un nouveau président de parti, a encore estimé le jour-même aux micros de la RTBF et de la VRT qu'il n'y avait que très peu de chances d'avoir un gouvernement avant la fin de l'année. (Belga)