Le président de la N-VA, Bart De Wever, s'attend à ce que les partis Vivaldi poursuivent leur tentative de formation d'un gouvernement. "Selon moi, ils iront plus loin. Nos amis bleu devront se mettre à genoux", a déclaré M. De Wever dans une émission télévisée sur la chaine flamande VIER lundi soir. "Nous les briserons dans l'opposition", a-t-il assuré. Lundi matin, il semblait que les discussions en cours entre les partis dits de la Vivaldi (PS, sp.a, MR, Open Vld, Ecolo, Groen et CD&V) allaient s'éteindre alors que les préformateurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau étaient prêts à remettre leur démission au souverain. Le Roi les a cependant chargés de poursuivre le travail, tout en leur demandant de revenir faire rapport au Palais mercredi au plus tard. Bart De Wever s'attend à ce que la tentative de formation d'un gouvernement soit étendue. "Les amis bleu devront se mettre à genoux, ouvrir la bouche et avaler tout ce qu'il faudra", a-t-il suggéré. De son côté, le député N-VA Theo Francken invite "tout le monde à bien réfléchir, certainement aussi le CD&V". "Retournons à cet accord historique et mettons-le en place. Ce serait meilleur pour le pays que ce qui se profile". Le nationaliste flamand répète que le pays a besoin d'un accord entre le PS et la N-VA. "Un accord entre le PS, plus grand parti et force dominante en Wallonie, et la N-VA, plus grand parti et force dominante en Flandre, par ailleurs. Si cet accord n'advient pas maintenant, alors ce sera le cas en 2024 ou 2028. Cet accord doit survenir pour remettre ce pays sur les rails et lui donner une nouvelle direction". Au sujet du président du MR, Georges-Louis Bouchez, qui a suscité la grogne quasi générale des autres partis, M. Francken estime qu'il est très motivé et dispose d'une vision à long terme, mais aussi qu'il est un fauteur de troubles et qu'il peut être "Trumpien" dans sa façon d'aborder les choses. (Belga)