Le temps des exclusives envers la N-VA est révolu, selon le président du cdH, Maxime Prévot, pour qui il aurait été plus opportun de réunir les socialistes francophones et les nationalistes flamands dans un gouvernement. Dès le 5 juin 2019, au lendemain d'une débâcle électorale, le président des centristes francophones a annoncé que son parti siégerait dans l'opposition aussi bien au fédéral que dans les Régions et communautés. Il a refusé les offres d'un gouvernement Olivier en Wallonie avec les socialistes et les écologistes. En revanche, après des mois de blocage fédéral, il s'est dit prêt à participer à des discussions dans la "bulle des 5" (socialistes, chrétiens-démocrates et N-VA). A la suite du refus des libéraux et des écologistes, l'initiative a échoué. "Ce sont clairement les libéraux qui ont fait obstacle", a souligné M. Prévot. "Je reste intellectuellement convaincu que, dans l'intérêt de ce pays et de sa stabilité, il eût été préférable que le PS et la N-VA travaillent ensemble dans un gouvernement". Selon lui, le président des nationalistes a fait des "concessions assez inédites" pour rendre possible une majorité associant la N-VA et le PS. A l'entendre, refuser encore des discussions avec les nationalistes risque d'amener les francophones à se trouver face au Vlaams Belang. "On ne peut pas résumer tous les débats politiques à 'pour ou contre la N-VA'. Tous les partis francophones ayant fait de la surenchère dans les exclusives, on a compliqué la situation. Aujourd'hui, on ne peut plus faire des exclusives, sauf contre les extrêmes de droite et de gauche, car à chaque fois que l'on dit qu'on est contre la N-VA, c'est ressenti en Flandre comme étant 'contre les Flamands'. Aujourd'hui, il reste préférable de pouvoir travailler, avec beaucoup de sens des responsabilités, avec la N-VA plutôt qu'avec le Vlaams Belang", a-t-il ajouté. (Belga)