La Première ministre, Sophie Wilmès, demandera mardi à 14h la confiance à la Chambre des représentants après être passée chez le Roi, a-t-on appris lundi à l'issue d'une réunion de près de 5 heures qui a rassemblé au Lambermont, outre Mme Wilmès, les vices-Premiers ministres et les présidents ou émissaire des dix partis qui ont souscrit à l'accord conclu dimanche soir.Il est acquis depuis dimanche soir que ce gouvernement pourra recourir aux pouvoirs spéciaux pour gérer la crise du coronavirus. Des divergences sont apparues en revanche sur la confiance que demanderait le gouvernement, ce qui en ferait en quelque sorte un gouvernement de plein exercice alors que, dans sa composition, il est toujours minoritaire puisque les ministres sont issus des seuls MR, CD&V et Open Vld. "Ce sera un gouvernement de plein exercice mais la Déclaration à la Chambre expliquera le périmètre de son action, et le gouvernement devra se tenir à ce périmètre", a indiqué le vice-Premier ministre Open Vld, Alexander De Croo, à la sortie de la réunion. Ce périmètre sera la gestion sanitaire et socio-économique de la crise du coronavirus. Pour les autres domaines de compétence, le gouvernement sera toujours considéré en affaires courantes, ont assuré plusieurs présidents de partis. Des dix partis autour de la table dimanche et lundi, seule la N-VA ne donnera pas sa confiance à ce gouvernement. Les nationalistes jugent un tel acte inutile car l'équipe Wilmès peut recourir aux pouvoirs spéciaux sans en passer par un vote de confiance, selon eux. "Cela aura des conséquences inutiles à long terme", a regretté le chef de groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover. Son collègue Theo Francken s'est encore montré plus clair sur Twitter. "Je ne donnerai pas ma confiance à un gouvernement minoritaire Wilmès. Monstre démocratique", a-t-il lancé, assurant toutefois soutenir toutes les mesures contre le virus. (Belga)