Un garçon de sept ans figure parmi les dix-neuf victimes des frappes aériennes aveugles de l'armée birmane opérées en mars dans le nord-ouest du pays, a indiqué Amnesty International dans un rapport publié mercredi. Selon l'organisation de défense des droits de l'homme, le jeune garçon est décédé lors de raids aériens survenus à la mi-mars à Paletwa, dans l'État Chin. Cette attaque constitue un crime de guerre selon Amnesty International, qui a recommandé au Conseil de sécurité des Nations unies d'informer la Cour pénale internationale quant à la situation actuelle. Les militaires ont aussi torturé des civils, a ajouté Amnesty International, alors que plusieurs villages ont subi des incendies criminels "conformes aux méthodes militaires birmanes". "Alors que les autorités birmanes exhortaient les gens à rester chez eux afin d'endiguer la pandémie de Covid-19, les forces armées ont incendié des maisons et tué des civils", a déclaré Nicholas Bequelin, directeur Amnesty International pour la région Asie-Pacifique. L'État de Rakhine, également théâtre du drame de la minorité musulmane des Rohingyas, connaît depuis plusieurs mois une recrudescence des combats entre les militaires birmans et les rebelles de l'armée d'Arakan (AA) qui luttent pour obtenir plus d'autonomie en faveur de la population bouddhiste, dite rakhine ou arakanaise. Les combats entre l'armée nationale et l'armée d'Arakan se sont intensifiés depuis début 2019. Des dizaines de civils ont été tués, des centaines blessés et quelque 150.000 déplacés face à l'intensification des violences. (Belga)