La procureure de la Cour pénale d'Athènes a requis lundi le maintien en liberté conditionnelle, dans l'attente de leur appel, du chef et de six cadres du parti néonazi Aube dorée, condamnés à des peines de 10 à 13 ans de prison ferme pour "direction d'une organisation criminelle"."La Cour doit accepter l'effet suspensif de l'appel des condamnés" car "ils n'ont pas violé jusqu'ici (leur) liberté conditionnelle", a déclaré la procureure Adamantia Economou. Au total, elle a demandé aux trois juges de la Cour le maintien en liberté d'une cinquantaine de condamnés d'Aube dorée, le 7 octobre au terme de cinq ans et demi de procès, à l'exception de Yorgos Roupakias, le meurtrier d'un rappeur antifasciste en septembre 2013, condamné à la perpétuité. La même procureure avait déjà requis l'acquittement des dirigeants d'Aube dorée en décembre. Point final de ce procès marathon, la Cour pénale doit décider mardi ou mercredi de l'arrestation immédiate ou non du chef Nikos Michaloliakos et de six autres cadres du parti néonazi condamnés pour avoir dirigé une "organisation criminelle", ainsi que des dizaines d'autres membres d'Aube dorée condamnés pour "appartenance" à une telle organisation. La procureure a immédiatement suscité un tollé de protestations au sein de la partie civile, de certains partis de gauche et du mouvement antifasciste. (Belga)