Le détenu d'extrême-gauche grec Dimitris Koufodinas a arrêté dimanche sa grève entamée depuis 66 jours, une affaire qui avait suscité une controverse en Grèce, a annoncé son avocate, alors que les médecins avaient alerté contre la détérioration de son état de santé."Nous l'avons persuadé de mettre fin à cette grève", a indiqué l'avocate Ioanna Kourtovik à l'AFP. Dans une déclaration transmise par son avocate, Dimitris Koufodinas a remercié les "gens progressistes" de leur soutien, après les manifestations organisées en sa faveur, qui ont souvent été émaillées d'incidents avec les forces de l'ordre. "Ce qui se passe dehors est plus important que ce qui l'a initié", a-t-il estimé. Condamné pour 11 meurtres, Dimitris Koufodinas, 63 ans, chef opérationnel du groupe d'extrême-gauche "17-Novembre" démantelé en 2002, a entamé une grève de la faim le 7 janvier dans la prison de haute sécurité de Domokos (centre) pour réclamer son transfèrement dans la prison de Korydallos à Athènes, près de sa famille. Il est incarcéré depuis 18 ans, après sa condamnation en 2003 pour le meurtre de 11 personnes entre 1980 et 2000, dont le beau-frère de l'actuel Premier ministre de droite Kyriakos Mitsotakis et père de l'actuel maire d'Athènes Costas Bakoyannis. (Belga)