Les prisons flamandes et bruxelloises sont particulièrement touchées par le mouvement de grogne du personnel pénitentiaire vendredi matin. Seuls quatre agents sur dix (39%) en moyenne y ont pris leur service, selon la direction générale des Établissements pénitentiaires. Au sud du pays, les prisons de Marche-en-Famenne (25%), Tournai (47%) et Ittre (50%) sont les plus impactées.A Bruxelles, seuls 20% des effectifs de l'équipe matinale se sont présentés à Forest, contre 33% à Saint-Gilles et 50% à Berkendael. En Flandre, les agents pénitentiaires sont les moins nombreux à la prison centrale de Louvain (17%). Celles d'Anvers, Beveren, Bruges, Gand, Louvain secondaire, Hasselt, Merksplas et Wortel fonctionnent avec moins de la moitié de leur personnel. Une grève de 24 heures a débuté jeudi à 22h00 dans toutes les prisons du pays. Les syndicats protestent contre la manière dont le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) veut introduire le service minimum en cas de grève dans les prisons. "Une attaque frontale au droit de grève", estiment les syndicats, qui ont annoncé des actions dans les prisons tous les jeudis à partir de 22h00 pour une durée de 24h00. (Belga)