Les discours de haine à l'encontre des personnes LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexes) se sont multipliés en Europe et en Asie centrale dans le contexte de la pandémie de coronavirus, alerte la Fédération ILGA-Europe dans son rapport annuel publié mardi.Les attaques verbales contre les LGBTI de la part de responsables politiques ont connu une hausse en Albanie, Azerbaïdjan, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, République tchèque, Estonie, Finlande, Hongrie, Italie, Kosovo, Lettonie, Moldavie, Macédoine du Nord, Pologne, Russie, Slovaquie et Turquie, selon ce rapport qui porte sur 54 pays. Des leaders religieux ont propagé des discours de haine au Bélarus, Grèce, Slovaquie, Turquie et en Ukraine, nombre d'entre eux accusant les personnes LGBTI de propager le Covid-19, selon cette Fédération qui regroupe 600 organisations. Les propos haineux se sont développés sur les réseaux sociaux en Belgique, Bulgarie, Croatie, République tchèque, Malte, Monténégro, Russie et Turquie. Mais aussi dans les médias en Slovénie et en Ukraine notamment. Le rapport montre aussi "une opposition croissante" aux droits des personnes transgenres en Europe. Il pointe une "régression" en Autriche, Croatie, Finlande, Hongrie, Lituanie, Russie, Slovaquie, Slovénie et au Royaume-Uni, et une "stagnation" en Allemagne, Andorre, Chypre, République tchèque, Géorgie, Kosovo, Monténégro, Macédoine du Nord et Suède. Le rapport d'ILGA-Europe note toutefois certaines avancées pour les droits des couples de même sexe, citant le Monténégro devenu en 2020 "le premier pays des Balkans occidentaux à introduire un partenariat civil", et la Serbie où le gouvernement s'est engagé à introduire un projet de loi sur une union civile entre personnes homosexuelles. Katrin Hugendubel, de ILGA-Europe, a salué le plan présenté en novembre par la Commission européenne pour la protection des droits des LGBTI, et la condamnation par la présidente de l'exécutif européen Ursula von der Leyen des discriminations et attaques à leur égard. (Belga)