Honduras: les violences ont fait plus de 7.400 déplacés depuis 2016

Publié le à TEGUCIGALPA (HND)

Plus de 7.400 habitants du Honduras ont dû abandonner leurs domiciles depuis 2016 à cause des violences perpétrées par les gangs et les narcotrafiquants, a annoncé lundi dans un rapport la Commission nationale des droits humains (Conadeh), un organisme officiel.Le nombre de déplacés entre 2016 et juin 2019 a atteint 7.446 en raison de menaces, d'assassinats de proches, de tentatives d'extorsion ou encore de recrutement de mineurs par les gangs, selon le rapport qui souligne "la gravité du problème des déplacements forcés au Honduras". Le Honduras, situé dans le "triangle de la mort" avec ses voisins salvadorien et guatémaltèque, est gangréné par les "maras", des gangs qui contrôlent le trafic de drogue et le crime organisé. Ce pays de 9,43 millions d'habitants pâtit d'un taux d'homicide parmi les plus forts au monde -hors conflit-, estimé à 41,2% pour 100.000 habitants en 2018 par l'Observatoire universitaire de la violence. Ce phénomène provoque une vague d'émigration clandestine vers les Etats-Unis, notamment de mineurs qui craignent d'être enrôlés de force par les gangs, prenant parfois la forme de spectaculaires "caravanes" de milliers de Honduriens cheminant à pied. Mi-2018, plusieurs centaines d'enfants Honduriens ont été séparés de leurs parents aux Etats-Unis au nom de la politique de "tolérance zéro" sur l'immigration illégale de Donald Trump, qui a dû renoncer à cette pratique face au tollé provoqué. (Belga)
© 2019 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Belga. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de Belga.