L'intercommunale Idelux annonce qu'elle va désormais procéder au nettoyage et à la sécurisation du site de l'ancienne sablière du Schoppach (Arlon), propriété de l'intercommunale, sur lequel la police a procédé lundi matin à l'évacuation de militants, les "Zadistes", qui l'occupaient depuis fin octobre 2019. Par cette occupation considérée comme illégale, les activistes entendaient défendre la biodiversité sur ce site face au projet d'Idelux d'y aménager une zone pour PME. Les occupants considéraient l'ancienne sablière comme une zone à défenre (ZAD)."Après un démontage des installations et une neutralisation des différents chausse-trappes et pièges divers, il sera procédé au nettoyage du site et à l'évacuation des déchets. Le site sera ensuite clôturé afin d'en prévenir l'accès", indique lundi Idelux par voie de communiqué. "Il s'agit en effet d'empêcher, en attendant la dépollution du site, les personnes de circuler à proximité des tâches de pollution aux hydrocarbures néfastes pour la santé humaine", précise l'intercommunale. Une partie du site sera également rapidement déboisée. Les bois scolytés doivent être éliminés rapidement afin de limiter la propagation des scolytes aux populations d'arbres sains se trouvant à proximité. A terme, le site du Schoppach sera destiné à accueillir des petites et moyennes entreprises locales. "Et non un parc commercial ni un parc industriel", se défend Idelux. Les premières entreprises ne sont pas attendues avant 2025. Dans l'intervalle, le projet de l'implantation d'une station de carburant CNG se poursuit et devrait être concrétisé pour le milieu de cette année, annonce encore Idelux. Sur les 30 hectares du site, environ 17 seront consacrés à l'implantation d'entreprises. Près de six hectares seront par ailleurs dédiés à une réserve naturelle, gérée par le Département de la Nature et des Forêts. Celle-ci aura comme objectif de restaurer le biotope particulier des sablières et de parfaire le maillage avec les biotopes similaires situés à proximité. "Suite au départ des occupants, l'Intercommunale espère pouvoir retrouver un contexte plus serein pour poursuivre les discussions avec les autorités et la population riveraine du site", dit aussi le communiqué. Des rencontres avec des riverains avaient déjà été programmées fin 2019. L'intercommunale rappelle que la population aura encore l'occasion de faire part de son avis dans le cadre de la procédure, notamment à l'issue de l'étude d'incidences sur l'environnement. (Belga)