L'activité immobilière a été très soutenue au 3e trimestre, après une importante chute en mars, avril et début mai, ressort-il du baromètre immobilier publié jeudi par la Fédération royale du notariat belge (Fednot). Le nombre de transactions sur les neuf premiers mois de l'année reste toutefois inférieur de 3,5% par rapport à la même période en 2019. "Le marché n'est pas encore revenu à son niveau de l'an dernier." Au 3e trimestre, l'activité immobilière a augmenté de 11,6% au niveau belge par rapport au même trimestre l'an dernier. Des différences sont constatées par les notaires entre les Régions. En effet, là où il y a eu sur les marchés wallon et flamand une volonté d'un "retour à plus de ruralité" après le confinement, avec des recherches de maisons avec jardin pour y vivre, la reprise a été moins forte côté bruxellois. L'effet de rattrapage y est par ailleurs moins important, puisque ce marché était aussi le plus soutenu en début d'année. Le prix moyen d'une maison en Belgique était de 274.409 euros durant les neuf premiers mois de l'année, soit une hausse de 4,7% en comparaison avec 2019. "Si l'on tient compte de l'inflation (0,3%), cela signifie qu'une maison coûte aujourd'hui en moyenne 11.000 euros plus cher que l'an dernier", pointe le baromètre. Si une augmentation est constatée dans les trois Régions, c'est à Bruxelles qu'elle a été la moins forte (+3,9%, à 497.463 euros). En Flandre, le prix moyen d'un maison dépasse pour la première fois les 300.000 euros, tandis qu'en Wallonie, il reste 25% inférieur au prix moyen d'un maison en Belgique. Concernant les appartements, le prix moyen en Belgique sur les neuf premiers mois s'élevait à 243.818 euros, soit 6,7% de plus que sur la même période l'année dernière et "la plus forte hausse depuis 2011". (Belga)