Au cours de sa rencontre avec le gouvernement wallon samedi matin à Namur, le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) a plaidé "pour un modèle d'indemnisation forfaitaire en fonction du nombre de jours de période de fermeture obligatoire, à l'instar de ce qui se fait pour les nuisances dues à des travaux publics". Il a également appelé à ce que "tous les prélèvements et taxes liés directement au commerce soient gelés pour la durée de la fermeture forcée, y compris au niveau local".Pour le secrétaire général Wallonie-Bruxelles du SNI, Christophe Wambersie, une indemnisation forfaitaire assurerait notamment une indemnisation plus rapide des commerces et établissements horeca. "Tous ces entrepreneurs suivent les ordres des autorités, il est donc important que ces dernières prennent rapidement des mesures financières pour les soutenir. Il faut que les primes soient accordées très facilement et si possible automatiquement", souligne le responsable. Le SNI plaide également pour que la Région wallonne affine ses aides par l'intermédiaire de la Sowalfin en accordant des prêts sans intérêts ou des garanties aux entrepreneurs qui rencontreraient des difficultés de trésorerie. Le Syndicat neutre pour indépendants appelle en outre à une suppression de tous les prélèvements et taxes en lien direct avec le commerce (terrasses, parking, débit de boisson, ...) dus pour la période de fermeture imposée par les autorités belges. "Il ne peut s'agir d'un simple report", insiste Christophe Wambersie. "Il faut un gel pur et simple de ces taxes en proportion des jours de fermeture", une mesure qui doit également s'appliquer aux taxes communales. Enfin, le SNI voudrait que la Région soit un relais de certaines de ses préoccupations vers le fédéral. "Il subsiste de nombreuses imprécisions quant aux obligations de fermeture alors que les entrepreneurs ont besoin de certitudes. Par ailleurs, les professionnels du soin aux personnes, tels que les esthéticiens, souhaiteraient être assimilés au personnel médical et pouvoir avoir accès aux masques de protection. Ce n'est que logique vu leur proximité avec leurs clients", conclut M. Wambersie. (Belga)