Le Japon restait en état d'alerte mercredi alors que des pluies torrentielles tombaient désormais dans le centre du pays et que les inondations et glissements de terrain depuis ce week-end faisaient redouter au moins 55 morts. L'Agence météorologique japonaise (JMA) avait placé mercredi matin en alerte maximale les régions de Gifu et de Nagano, dans le centre montagneux du pays, avant de baisser d'un cran le niveau d'alerte à la mi-journée. "Dans ces zones, les pluies sont à un niveau jamais vu", a déclaré un responsable de la JMA lors d'une conférence de presse mercredi matin. De vastes zones de Kyushu, la grande île du sud-ouest de l'archipel, avaient déjà été submergées dès samedi matin par des pluies torrentielles ayant provoqué de nombreuses inondations et glissements de terrain mortels. Le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga a confirmé mercredi 52 décès depuis ce week-end, précisant que trois autres personnes étaient présumées mortes. Ce bilan risque de s'aggraver car une dizaine de personnes sont toujours portées disparues. Les autorités vérifiaient par ailleurs si six autres décès constatés étaient liés ou non aux intempéries. Quelque 80.000 sauveteurs ont été déployés dans les régions dévastées ces derniers jours, dont des membres des Forces japonaises d'autodéfense, et 1,4 million d'habitants étaient concernés par des recommandations d'évacuation. La pluie a cessé mercredi sur une grande partie de Kyushu, où les habitants ne pouvaient plus que constater les importants dégâts et faire le deuil des victimes. Naomi Nishimura a perdu ses parents, qui ont péri dans l'inondation de la petite ville de Hitoyoshi, dans la préfecture de Kumamoto à Kyushu. "Ils n'ont pas voulu partir, même quand un voisin est venu pour les inciter à évacuer (...), parce que je leur avais dit que je comptais venir chez eux" ce jour-là, a-t-elle raconté en larmes à une chaîne de télévision japonaise. (Belga)