Quatre personnes sont mortes au cours de la poussée de violence imputée aux manifestants pro-Trump mercredi au Capitole à Washington, capitale fédérale américaine, selon les médias américains, dont Associated Press qui cite la police.Le décès d'une partisane du président sortant Donald Trump, blessée par balle, avait déjà été confirmé. Trois autres personnes ont aussi succombé à leurs blessures aux urgences, selon le chef de la police de Washington, Robert Contee. Les causes de leurs morts ne pourront pas être établies avant leur examen par un médecin légiste, a-t-il ajouté. La police a, selon lui, également procédé à 52 interpellations mercredi, dont 26 dans l'enceinte du Capitole. Ces services affirment que tant les forces de l'ordre que les sympathisants de Donald Trump ont utilisé des agents chimiques irritants durant l'occupation du Capitole avant que l'ordre y soit rétabli après plusieurs heures. Deux bombes artisanales ont en outre été retrouvées en deux lieux distincts, de même qu'un fusil et un cocktail Molotov dans un véhicule. L'entrée des militants pro-Trump dans le cénacle de la démocratie américaine a forcé l'interruption durant plusieurs heures de la séance de certification de la victoire électorale du président élu démocrate Joe Biden. Celle-ci a depuis lors repris et reste en cours. Pour parer à d'éventuelles nouvelles manifestations, la maire de Washington Muriel Bowser a étendu l'état d'urgence dans la capitale fédérale pour 15 jours, soit jusqu'à la fin du mandat de Donald Trump. Cela lui permettra, si nécessaire, de renouveler le couvre-feu décrété pour la nuit de mercredi à jeudi, ou de réquisitionner des moyens supplémentaires. (Belga)