Privé de Jeux Olympiques de Tokyo à cause de la pandémie de coronavirus, le nageur belge Pieter Timmers participera vendredi à la dernière course de sa carrière lors de la deuxième journée du match 8 de l'International Swimming League, à Budapest, en petit bassin. Avec une médaille d'argent remportée sur les 100m nage libre des Jeux Olympiques de Rio en 2016, Pieter Timmers aura marqué la natation belge de son empreinte. À bientôt 33 ans, le Limbourgeois voulait tirer sa révérence cette année lors des JO de Tokyo mais le report d'un an des jeux à cause du coronavirus aura eu raison de son rêve. Il a donc dû se contenter de l'International Swimming League, innovante et lucrative compétition par équipes, qui a débuté le 16 octobre. Une sortie qui n'empêche pas Timmers de tirer un regard positif sur l'ensemble de sa carrière. "Je ne pense pas que je serai submergé par l'émotion mais davantage content de passer à autre chose. Je suis vraiment impatient de débuter un autre chapitre de ma vie", avait-il déclaré lors d'une visioconférence début octobre. "Je ne pensais pas arriver aussi haut quand j'étais jeune. Mais j'ai tellement travaillé pour compenser mon manque de talent", avait ajouté Timmers. "Je suis très fier de ma carrière et des résultats atteints. Très peu de nageurs y parviennent. Cela demande énormément de travail. J'ai quelques très bons souvenirs. Outre Rio, je retiens en particulier les relais avec l'équipe belge, les nombreux voyages et les stages à l'étranger." S'il a connu de très bons moments, le nageur du BRABO a également connu de nombreuses déceptions durant sa carrière. Victime d'une infection gastro-intestinale avant l'Euro 2012 à Debrecen, il avait terminé 7e de la finale du 100 mètres nage libre. En 2014, il a été victime d'un pneumothorax et opéré quelques mois avant l'Euro de Berlin, où il a néanmoins terminé 5e du 200 mètres et 9e du 100 mètres. Arrivé à Londres "en super forme" pour disputer les Championnats d'Europe à l'été 2016, où "l'or était presque certain", Timmers a connu des problèmes de sommeil à cause d'un très mauvais lit d'hôtel. Sans oublier sa méningite à la veille de son départ pour Glasgow pour l'Euro 2018. Quant à son avenir, Timmers ne veut fermer aucune porte même s'il compte bien s'offrir un autre challenge sur le plan sportif, hors des bassins. ""J'ai reçu un vélo de course et le Brabant flamand est une belle région pour en faire. Je veux continuer à faire du sport. J'ai d'ailleurs l'envie de gravir le Mont Ventoux. Même si ce n'est pas facile quand on fait 2m00", a souri le Limbourgeois. "Rien n'est encore décidé. Je suis motivé et intéressé par beaucoup de choses. Je n'exclus pas un rôle dans le monde sportif. S'il y a des invitations, je les étudierai." (Belga)