Les Etats-Unis ont salué l'accord "historique" annoncé jeudi entre Liban et Israël pour engager des pourparlers sur leurs frontières contestées, conclu "sous l'égide des Etats-Unis". Cette entente "est le résultat de près de trois ans d'efforts diplomatiques intenses" de la part de Washington, a déclaré le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo dans un communiqué. "L'accord entre les deux parties sur un cadre commun pour des discussions maritimes permettra aux deux pays d'entamer des pourparlers, qui peuvent aboutir à plus de stabilité, de sécurité et de prospérité pour les Libanais comme pour les Israéliens", a-t-il ajouté. Il a évoqué "une étape cruciale qui sert les intérêts du Liban et d'Israël, de la région, et des Etats-Unis", appelant de ses voeux à un début "rapide" des discussions sur les frontières maritimes. Le président du Parlement libanais Nabih Berri a annoncé jeudi cet accord pour entamer des pourparlers "sous les auspices" de l'ONU. "Il a été demandé aux États-Unis par les deux parties, Israël et le Liban, de jouer le rôle de médiateur et de facilitateur pour la délimitation des frontières maritimes, et ils sont prêts pour cela", a-t-il ajouté. S'agissant de la frontière terrestre, Mike Pompeo a aussi estimé que "des discussions distinctes au niveau des experts pour résoudre des questions en suspens liées à la Ligne bleue", qui sépare ces deux pays techniquement en guerre, seraient aussi porteuses "d'une autre avancée positive pour la stabilité régionale". Aucune date n'a été annoncée pour le début des négociations ni sur les modalité des pourparlers. En 2018, le Liban avait signé un premier contrat de forage de pétrole et de gaz dans ses eaux territoriales, notamment dans une zone contestée par son voisin méridional Israël. Le gouvernement israélien avait déclaré en mai 2019 qu'il avait donné son accord pour débuter des discussions avec le Liban par l'entremise des Etats-Unis pour résoudre le conflit sur leurs frontières maritimes. (Belga)