L'ancienne ministre Joëlle Milquet vient d'être désignée à la présidence du comité stratégique du Centre européen d'appui électoral (ECES), une fondation indépendante qui sert de partenaire à l'UE pour sa mise en oeuvre de politiques de soutien électoral dans une cinquantaine de pays.Établie à Bruxelles, l'ECES agit pour dans la défense et la promotion de la démocratie, de l'État de droit et des droits humains à l'échelle internationale. Elle assiste, aide, forme et conseille notamment les pays en transition dans leurs processus électoraux. La fondation assure notamment en Afrique et au Moyen-Orient des missions de prévention et de médiation des conflits électoraux, de protection des minorités, de renforcement des capacités et d'appui électoral auprès des différentes parties impliquées dans le processus démocratique et notamment auprès des organes de gestion des élections, des acteurs publics, politiques, académiques, des médias et des forces de sécurité. Aux côtés du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) et de l'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale (IDEA), l'ECES est l'un des quatre partenaires de l'Union européenne pour la mise en oeuvre de ses actions de soutien électoral dans les pays tiers. "Comme présidente du comité stratégique, Joëlle Milquet sera notamment chargée, au-delà de diverses missions d'expertise juridiques et politiques, d'impulser et coordonner les propositions de stratégie visant à renforcer les projets existants, à étendre le champ d'action des activités de l'ECES pour faire face aux nouveaux besoins et défis en matière de démocratisation dans le cadre des politiques de développement de l'UE, de ses États membres, et de toutes autres organisations régionales ou internationales qui opèrent dans le domaine de l'appui aux processus électoraux et démocratique", selon un communiqué de l'ECES. Âgée aujourd'hui de 59 ans, avocate de formation, Joëlle Milquet a dirigé pendant 12 ans le cdH. Elle a aussi été à plusieurs reprises vice-Première ministre au fédéral, en charge notamment de l'Emploi ou de l'Intérieur. En 2014, elle était devenue ministre de l'Education et de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, mandat dont elle avait démissionné en avril 2016 après son inculpation pour "prise illégale d'intérêts", à savoir l'engagement en 2014, alors qu'elle était ministre de l'Intérieur, de collaborateurs chargés en réalité de travailler pour sa future campagne électorale. Redevenue députée régionale bruxelloise, elle était devenue en octobre 2017 conseillère spéciale du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour les compensations accordées aux victimes d'actes criminels, y compris de terrorisme. Absente du scrutin de 2019, Joëlle Milquet siège depuis l'an dernier au conseil d'administration de la RTBF. (Belga)