Un quart des réfugiés syriens en Jordanie vivent dans l'insécurité alimentaire et 65% sont sur le point de s'y retrouver, a affirmé lundi le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) dans ce pays."L'insécurité alimentaire parmi les réfugiés syriens a nettement augmenté depuis le début de la pandémie et elle est à son niveau le plus haut depuis leur arrivée en Jordanie il y a dix ans", a expliqué Alberto Correia Mendes, lors d'une visioconférence avec la presse à laquelle participaient toutes les agences de l'ONU en Jordanie. "Les familles demandent à leurs enfants de manger moins, les font quitter l'école pour les envoyer travailler ou mendier", a-t-il souligné. "Nous devons garder le cap car les familles ont besoin urgent de notre appui. L'aide du PAM représente 60% du total des revenus des familles", a-t-il dit. Fuyant la guerre qui a éclaté dans leur pays en 2011, 660.000 Syriens sont enregistrés auprès de l'ONU en Jordanie mais les autorités jordaniennes font état de 1,3 million de réfugiés syriens. "Avant que soit trouvée une solution politique permettant le retour des réfugiés en Syrie, nous devons faire en sorte qu'il y ait des opportunités suffisantes afin que les réfugiés soient des éléments productifs de la société", a pour sa part déclaré Dominik Bartsch, le représentant du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) à Amman. (Belga)