L'enveloppe bien-être peut et doit être mieux répartie, réagit lundi matin la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) aux actions menées dans tout le pays par la FGTB, la CSC et la CGSLB pour réclamer une hausse des allocations sociales, alors que les entreprises, "après des semaines de confinement, sont confrontées à la plus grave crise économique connue depuis des décennies", déplore-t-elle.Les trois syndicats organisent des rassemblements dans tout le pays ce lundi afin de réclamer une négociation sur les allocations sociales. Ils demandent également au futur gouvernement une pension minimum légale à 1.500 euros net par mois, le maintien du gel de la dégressivité des allocations de chômage et d'insertion (y compris pour les artistes) ainsi qu'un refinancement de la sécurité sociale, des services publics et des soins de santé. "Ils oublient cependant de se préoccuper de la soutenabilité de notre système de sécurité sociale et de la performance des dépenses", pointe la FEB. La FEB plaide dès lors pour une répartition différente de l'enveloppe bien-être et pour une révision des paramètres qui en déterminent l'ampleur. Le calcul se fonde encore sur des paramètres dépassés datant du pacte de solidarité entre les générations de 2005, relève-t-elle, et sur un gain de productivité de plus de 1,75%, alors que les chiffres du Bureau fédéral du plan montrent que la croissance de la productivité ne s'élève structurellement qu'à 0,8% (chiffres de 2019 pour la période 2021-2024). L'enveloppe doit donc être attribuée aux personnes qui en ont le plus besoin, au lieu d'être "éparpillée" entre toutes les catégories, poursuit l'organisation. Des coûts salariaux compétitifs et une répartition efficace de l'enveloppe bien-être sont les deux faces d'une même médaille, insiste la FEB, qui a proposé aux syndicats d'entamer dès à présent les discussions sur l'enveloppe bien-être et sur la norme salariale. (Belga)