Sept sociétés d'audit se sont adressées à la Pro League pour examiner le fonctionnement de la Ligue professionnelle et déterminer l'avenir du football professionnel belge. "Nous devons savoir quelle direction nous voulons prendre dans les cinq à dix prochaines années", a expliqué mercredi le directeur général (CEO) Pierre François. Fin juillet, le conseil d'administration de la Pro League a reçu le mandat de concevoir une nouvelle stratégie politique et une nouvelle vision pour l'association des clubs de football professionnels. L'intention est d'évaluer en profondeur ses propres opérations afin d'arriver finalement à une nouvelle vision pour la Pro League. "Les piliers importants sont : le sport, la gouvernance d'entreprise, le business et la numérisation", a déclaré François. "Le format idéal de la compétition et ce qui s'est passé ces derniers mois doivent également faire l'objet de cette révision". Sept sociétés d'audit se sont portées candidates pour cet exercice. Le management de la Pro League se donne maintenant un mois pour étudier ces propositions. Un jury sera nommé le 9 novembre. Cette équipe sera complétée par trois membres du conseil d'administration. Mercredi, certains petits clubs de D1A ont demandé à revoir les postes du CEO Pierre François et du président Peter Croonen à la suite du feuilleton de la fin de la saison dernière et l'atteinte à l'image du football professionnel belge. "Je ne veux pas fuir ma responsabilité", a répondu François. "Mais je ne suis certainement pas le seul responsable. Si nous avons appris une leçon, c'est que nous devons mieux communiquer avec nos membres. Tous les membres doivent avoir le sentiment d'être entendus et il y a un certain mécontentement dans les clubs". L'audit réalisé par un cabinet d'audit externe et la vision à long terme qui devrait en résulter devraient permettre d'éviter de tels problèmes à l'avenir. François et Croonen ont mis en route ce processus, même si la conclusion est qu'il devrait y avoir un président indépendant. "Nous prenons sur nous de mettre en route cette tâche", a dit François. "Mais je n'ai pas nécessairement à accomplir cette tâche. Mon successeur le peut aussi". (Belga)