La mairie de la deuxième ville de France, Marseille, a été victime d'une attaque informatique mettant notamment hors d'état de marche des machines devant être utilisées lors des élections municipales de dimanche, mais le scrutin pourra se dérouler."Massive et généralisée", selon une des sources, l'attaque a aussi ciblé les institutions de la métropole Aix-Marseille-Provence et la proche ville de Martigues. Selon l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (Anssi), l'attaque a mis hors-service quelque 300 machines. Elles devaient créer les listes d'émargement des procurations pour le premier tour des élections municipales qui ont commencé dimanche, dans un contexte par ailleurs très particulier à cause de l'épidémie de coronavirus, qui pourrait avoir un impact sur le taux de participation. Toutefois, selon une source proche de l'enquête, l'attaque informatique n'impactera pas les élections, car les listes d'émargement pourront se faire à la main. La mairie a assuré de son côté à l'AFP que "les élections municipales auraient lieu normalement" sans vouloir donner davantage de précisions. Dans un communiqué, la métropole Aix-Marseille-Provence dirigée par Martine Vassal, candidate LR à la mairie de Marseille, évoque une "cyberattaque inédite par son ampleur". "Malgré les précautions extrêmes prises au quotidien pour protéger les équipements informatiques et se prémunir des virus et du piratage, cette cyberattaque, inédite par son ampleur et sa force de frappe, n'a pu être évitée", explique-t-elle. "Cette attaque repose sur un rançongiciel, un logiciel malveillant qui bloque l'accès à un ordinateur ou à des fichiers en les chiffrant, tout en réclamant à la victime le paiement d'une rançon", poursuit la métropole. La collectivité explique travailler avec les instances nationales de sécurité, pour "permettre le rétablissement du réseau informatique dans les meilleurs délais". L'enquête a été confiée à la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité de la police nationale. (Belga)