Seuls 2,3% des jours de travail ont été perdus en raison de l'absentéisme pour maladie de courte durée en septembre 2020, ressort-il dimanche d'une analyse réalisée par la société de services en ressources humaines Acerta. Un recul notable constaté pour toute l'année 2020, qui se dessine surtout depuis la période de confinement et s'explique essentiellement par la promotion du télétravail.En septembre, seuls 2,3% des jours de travail ont été perdus en raison de l'absentéisme pour maladie de courte durée (absence de moins d'un mois) des travailleurs. Le taux d'absentéisme pour maladie de courte durée était par conséquent inférieur de plus de 6% en septembre 2020 par rapport au mois de septembre 2019. Cette diminution s'explique principalement par la forte baisse de ce taux chez les employés (-12,7%). Une légère augmentation (+3,4%) est constatée chez les ouvriers, relève Acerta. Depuis mai, l'absentéisme pour maladie de courte durée atteint un taux de 16% de moins que l'année dernière. La différence avec 2019 est la plus marquée en mai (-40%), mais demeure considérable les mois suivants. "Le chômage temporaire à lui seul ne peut pas expliquer la baisse de l'absentéisme de courte durée", souligne Laura Couchard, conseillère juridique chez Acerta. En mars, il a été vivement recommandé aux travailleurs de rester chez eux au moindre symptôme du coronavirus, ce qui explique la hausse considérable de l'absentéisme en mars (+84%) et début avril (+6%). Durant la deuxième moitié d'avril, le confinement a été prononcé et n'a produit totalement ses effets qu'en mai et durant une partie du mois de juin. "Nous constatons que, même si nous comparons les jours d'absentéisme de courte durée au nombre de jours de travail, en excluant les jours de chômage temporaire, la proportion d'absentéisme pour maladie de courte durée est toujours inférieure à 2019 durant cette année marquée par le coronavirus", explique Mme Couchard. Une enquête en ligne menée par Acerta, la KU Leuven et HR Square auprès de 575 employeurs révèle par ailleurs que la popularité du télétravail a doublé avec la crise sanitaire. Quatre travailleurs sur dix peuvent désormais (continuer à) travailler chez eux, contre 27,4% avant le coronavirus. "La baisse de l'absentéisme pour maladie de courte durée est probablement liée à l'augmentation du nombre de travailleurs qui peuvent télétravailler depuis le confinement. Il faut encore concilier les maladies moins graves et le télétravail. C'est beaucoup moins facile quand on doit aller travailler une journée entière en voiture ou en train", précise la conseillère juridique d'Acerta. (Belga)