Quatre policiers ont été tués dans une agression à l'arme blanche, perpétrée jeudi dans l'enceinte de la préfecture de police de Paris, par un employé administratif qui a ensuite été abattu par les forces de l'ordre. Les raisons de l'agresseur restent pour le moment indéterminées. L'attaque s'est produite en début d'après-midi à l'intérieur de ce lieu emblématique du pouvoir policier, situé dans le centre historique de la capitale, qui regroupe les grandes directions de la police parisienne à l'exception de la police judiciaire. L'assaillant, abattu dans la cour de la préfecture, travaillait à la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), ont indiqué des sources concordantes. Cet employé faisait partie du service informatique de la DRPP et souffrait d'un handicap. Les quatre personnes tuées sont des fonctionnaires de la préfecture de police, selon des sources concordantes. Une autre personne a été évacuée "en urgence absolue" à l'hôpital, selon une autre source proche du dossier. Les enquêteurs explorent notamment la piste d'un conflit personnel, d'après ces sources. Selon Loïc Travers, du syndicat de police Alliance, "l'auteur présumé a commencé les faits dans son bureau puis il est sorti pour continuer son agression, dans d'autres endroits que la préfecture". "Employé modèle, sans histoire", selon le syndicaliste interrogé sur BFMTV, l'agresseur avait "plus de 20 ans de maison". À ce stade, le parquet antiterroriste n'a pas été saisi, selon des sources judiciaires. Cette attaque intervient au lendemain d'une "marche de la colère" des policiers, qui a rassemblé 27.000 personnes selon les organisateurs, sur fond de malaise de l'institution, de hausse des suicides et de réforme des retraites. (Belga)