L'ex-président socialiste bolivien Evo Morales, réfugié en Argentine, a confirmé qu'il rentrerait en Bolivie lundi, au lendemain de l'investiture de son dauphin, Luis Arce. "Après-demain (lundi), dans la matinée (...) je traverserai la frontière" entre l'Argentine et la Bolivie, a déclaré samedi l'ancien chef de l'Etat (2006-2019) lors d'une conférence de presse à Buenos Aires. "J'espère qu'il n'y aura pas de problèmes juridiques", a ajouté M. Morales, en remerciant le président argentin Alberto Fernandez qui le retrouvera à la frontière "pour des raisons de sécurité". Le président argentin doit se rendre à La Paz samedi pour assister le lendemain à l'investiture de Luis Arce, élu président de la Bolivie le 18 octobre. Lundi, M. Fernandez devrait retrouver Evo Morales à la frontalière entre l'Argentine et la Bolivie. Ensuite, l'ex-président bolivien souhaite parcourir par la route les 1.000 km qui le séparent de la ville de Chimoré, dans le département de Cochabamba (centre) où il compte arriver le 11 novembre. C'est dans cette région que le premier président indigène de Bolivie a commencé son activité de syndicaliste dans les années 1980, avant d'être élu député. C'est là aussi qu'il s'était réfugié il y a un an, après sa démission le 10 novembre 2019 alors qu'il venait d'être lâché par l'armée et la police, face aux accusations de fraude lancées par l'opposition lors du scrutin présidentiel d'octobre 2019 où il briguait un quatrième mandat. Il s'était ensuite exilé au Mexique, puis en Argentine. Evo Morales, 61 ans, était visé par un mandat d'arrêt pour "terrorisme", émis sous le gouvernement intérimaire de Jeanine Añez dans le cadre. Mais ce mandat d'arrêt a été levé il y a quelques jours par la justice bolivienne. (Belga)