Pour contrer la pénurie d'enseignants en Fédération Wallonie-Bruxelles, le gouvernement avait décidé il y a deux ans, entre autres mesures, de permettre aux enseignants ayant bénéficié d'une mise à la retraite anticipée (dit DPPR, dans le jargon) de reprendre du collier s'ils le souhaitaient.Interrogée mardi en commission du Parlement sur l'efficacité de ces mesures anti-pénurie, la ministre de l'Education Caroline Désir (PS) a indiqué que seules 13 personnes s'étaient inscrites dans une réversibilité de leur DPPR, pour un total de 2,23 équivalents temps plein (ETP) seulement. Dans cette même logique de pallier le manque de profs, la Fédération Wallonie-Bruxelles autorise aussi les enseignants de plus de 65 ans, voire de plus de 67 ans, de continuer à travailler plutôt que de prendre leur retraite. Mais ici aussi, l'initiative n'a permis qu'un gain relativement marginal. Les plus de 65 ans encore actifs n'ont ainsi pesé que pour 53 ETP, et les plus de 67 ans pour 4,6 ETP, a indiqué la ministre en réponse à une question du député Nicolas Janssens (MR). A titre de comparaison, l'ensemble du corps enseignant en FWB représente quelque 100.000 ETP au total. (Belga)