L'astronaute français Thomas Pesquet, qui doit décoller jeudi de Floride pour rejoindre la Station spatiale internationale, a dit s'attendre à un deuxième séjour "plus difficile" que le premier, en 2016, même s'il est en pleine forme."Je pense que le deuxième séjour est plus difficile que le premier. Physiquement peut-être pas, parce que j'ai l'impression d'être dans la meilleure forme de ma vie en ce moment (...), par contre mentalement, c'est plus difficile", a déclaré l'astronaute lors d'une conférence de presse virtuelle depuis Cap Canaveral, d'où il s'envolera à bord d'une capsule Space X, une première pour un Européen. "La première fois, on part à l'aventure, on ne sait pas exactement ce qui va être difficile. La deuxième fois, on sait exactement à quoi on s'expose, c'est comme quand on a couru un marathon, on sait que ça va faire mal". En outre, la pandémie de Covid-19 n'a "pas rendu l'entraînement facile, on s'est retrouvés très isolés pendant presque un an, et on se prépare à quitter la Terre et nos proches pour six mois... c'est pas génial non plus", a confié l'astronaute de 43 ans. "Mais quand on va dans l'espace, on ne peut pas se plaindre", a-t-il ajouté, précisant que "tout va bien à trois jours du lancement", avec une fusée déjà prête à décoller, un équipage avec le "moral au top". Avec les Américains Shane Kimbrough et Megan McArthur, et le Japonais Akihiko Hoshide, "on a envie de partir à l'heure" (10h11 GMT, 11h11 heure belge). Il a souligné que "tout l'équipage est vacciné contre le Covid-19", car "ce serait une catastrophe de ramener" le virus à bord. (Belga)