Les politiciens américains souhaitent qu'une enquête soit menée sur l'action de la police lors de l'invasion du Capitole mercredi par des partisans de Donald Trump. Les parlementaires se demandent en effet, par médias interposés, pourquoi il n'a pas été possible de mieux sécuriser le bâtiment contre ces manifestants soutenant le président américain.La députée Karen Bass a exigé une "enquête complète sur la réaction de la police du Capitole". Elle s'est demandée, sur ABC News, comment "un si grand nombre d'émeutiers ont réussi à pénétrer dans le bâtiment par tant de côtés". Le politicien et ancien chef de la police Val Demings a estimé, sur MSNBC, que la police n'avait apparemment pas de plan clair prêt pour un tel scénario. La représentante démocrate noire Maxine Waters s'est, elle, plainte sur Twitter que, quatre jours plus tôt, elle avait eu une longue conversation avec le chef de la police. Il lui aurait assuré que les "terroristes" seraient tenus à distance. "Que se serait-il passé si Black Lives Matter avait utilisé le type de violence que les Proud Boys, le KKK, les Gardiens du serment et les extrémistes blancs ont montré dans notre Capitole ?" Plusieurs militants de la société américaine expriment également de telles critiques. Selon CNN, Black Lives Matter Global Network a dit constater que les manifestants qui défendent les droits des Américains noirs se retrouvent souvent face à "des troupes de la Garde nationale ou de la police équipées de fusils automatiques, de boucliers, de gaz lacrymogènes et de casques de combat". La police aurait certainement agi beaucoup plus durement si les militants noirs avaient envahi le Capitole, a estimé le groupe d'action. "Nos militants sont toujours confrontés à une brutalité policière extrême", a regretté l'un d'eux auprès du Washington Post. "Et maintenant vous voyez cette émeute complète, littéralement un coup d'État, où les gens se promenaient avec des armes. La police savait que ça allait arriver et elle l'a laissé faire." (Belga)